Depuis le 1er janvier 2022, tout organisme de formation adapté au référentiel QUALIOPI doit désigner un·e
référent·e handicap. Cette obligation, prévue par l'indicateur 26, vise à garantir l'accessibilité des formations
aux personnes en situation de handicap. Voici comment l'organiser concrètement et la documenter pour votre audit.
Qu'est-ce qu'un·e référent·e handicap en formation ?
Le ou la référent·e handicap est la personne désignée au sein d'un organisme de formation pour accueillir,
informer et accompagner les bénéficiaires en situation de handicap. Son rôle est à la fois opérationnel
(adapter le parcours, mobiliser les aides) et symbolique (incarner l'engagement de l'organisme sur l'accessibilité).
Cette fonction est obligatoire pour tous les organismes adaptés au référentiel QUALIOPI, y compris les
formateurs et formatrices indépendant·e·s qui exercent seul·e·s. Dans ce cas, c'est généralement la même personne
qui assume cette responsabilité en complément de ses missions principales.
Indicateur 26 QUALIOPI
« Le prestataire mobilise les expertises, outils et réseaux nécessaires pour
accueillir, accompagner, former ou orienter les publics en situation de handicap. » Cet indicateur s'applique
à toutes les actions concourant au développement des compétences.
Les missions du ou de la référent·e handicap
Le ou la référent·e handicap remplit plusieurs missions complémentaires. Aucun référentiel ne fixe de
cadre rigide : à vous d'adapter le périmètre à la taille de votre organisme.
1. Informer et communiquer
Votre catalogue de formation, votre site internet et vos supports commerciaux doivent indiquer
clairement le nom et les coordonnées du ou de la référent·e handicap. Cette information doit être
accessible avant même l'inscription, pour que les apprenants puissent anticiper leurs besoins.
2. Identifier les besoins individuels
Lors du positionnement pédagogique,
un volet doit interroger l'apprenant·e sur d'éventuelles situations de handicap ou besoins d'adaptation.
Cette détection précoce permet de prévoir les aménagements nécessaires.
3. Mobiliser les ressources externes
Vous n'êtes pas obligé·e d'avoir une expertise interne sur tous les handicaps. Le ou la référent·e
constitue surtout un point de contact qui sait vers qui orienter : Agefiph, Cap Emploi, MDPH,
Ressource Handicap Formation (RHF) régionale...
4. Adapter le parcours de formation
Les aménagements possibles dépendent du type de handicap : durée prolongée des évaluations, supports
accessibles (gros caractères, audio, langue des signes), pauses supplémentaires, accessibilité physique
des locaux, accompagnement humain... L'adaptation se fait au cas par cas, en concertation avec la personne concernée.
5. Tracer et documenter
Toutes les actions menées doivent être documentées : demande d'adaptation, échanges avec le ou la
bénéficiaire, mesures mises en place, ressources mobilisées. Ces traces sont exigées lors de l'audit
QUALIOPI pour démontrer la mise en œuvre effective de l'indicateur 26.
Comment désigner officiellement le ou la référent·e handicap
La désignation doit être formalisée par un document daté et signé. Pour un organisme unipersonnel,
une simple déclaration suffit. Pour une structure plus grande, une lettre de mission précisera
les responsabilités confiées.
Formateur ou formatrice indépendant·e
- Déclaration personnelle datée et signée
- Mention sur le site et le catalogue
- Formation initiale d'au moins 1 jour (recommandée)
- Mise à jour annuelle de la veille handicap
Organisme avec plusieurs personnes
- Lettre de mission signée par la direction
- Temps dédié estimé (généralement 5 à 15 %)
- Formation initiale et continue obligatoire
- Procédure formalisée d'accueil et de suivi
Se former pour devenir référent·e handicap
Aucun diplôme spécifique n'est exigé par le référentiel QUALIOPI, mais une formation initiale est
fortement recommandée. Plusieurs dispositifs existent :
- L'Agefiph propose des formations gratuites pour les organismes de formation
- Les Ressources Handicap Formation (RHF) régionales accompagnent gratuitement
- Des organismes spécialisés (Hanploi, Tremplin, etc.) proposent des programmes courts
- Les OPCO peuvent financer une formation de référent·e handicap
Conseil CoForma
Conservez les attestations de formation suivies par votre référent·e handicap.
Elles constituent une preuve directement exploitable lors de l'audit. Idéalement, prévoyez une
actualisation tous les 2 à 3 ans.
Les preuves à fournir lors de l'audit QUALIOPI
L'auditeur ou l'auditrice vérifiera plusieurs éléments concrets liés à l'indicateur 26 :
- Document de désignation du ou de la référent·e handicap (lettre de mission ou déclaration)
- Mention claire et visible sur les supports de communication (site, catalogue, programme)
- Procédure d'accueil et d'identification des besoins (questionnaire ou entretien)
- Liste des partenaires et ressources externes mobilisables
- Au moins une trace concrète d'action menée (même si aucune adaptation n'a été demandée, l'organisme doit montrer qu'il était prêt à le faire)
- Preuves de veille ou de formation continue sur la thématique
Erreur fréquente
Beaucoup d'organismes désignent un·e référent·e sur le papier mais n'ont
aucune trace d'action menée. L'auditeur ou l'auditrice attend une démarche active : veille, contacts
avec des partenaires, adaptation de supports, même sans cas concret rencontré.
Et si je n'ai jamais accueilli d'apprenant en situation de handicap ?
C'est le cas le plus courant pour les petites structures. La règle est simple : vous devez démontrer
que vous êtes prêt·e à le faire, pas que vous l'avez déjà fait. Quelques éléments suffisent :
- Une fiche « Accessibilité » sur votre site listant vos engagements
- Un document interne décrivant les démarches à suivre en cas de demande
- Une liste de partenaires régionaux à contacter (Agefiph, RHF, MDPH...)
- Une trace d'inscription à une newsletter ou à un événement sur le handicap
Comment CoForma facilite la conformité à l'indicateur 26
CoForma intègre nativement la dimension handicap dans plusieurs fonctionnalités :
- Champ « Besoin d'adaptation » dans le questionnaire de positionnement
- Mention automatique du ou de la référent·e handicap dans les conventions et programmes générés
- Traçabilité des échanges et adaptations dans le dossier stagiaire
- Tableau de bord QUALIOPI incluant l'indicateur 26 dans le suivi
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Pour aller plus loin
Le référent handicap n'est qu'un des nombreux éléments à organiser pour réussir votre audit.
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